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(article mis à jour le 31/01/2019)

Nous sommes en 2018 et je m’apprête à écrire un article sur la nécessité d’ancrer son activité dans le monde actuel. Or dans notre fonction d’écrivain public, cette nécessité passe notamment par notre capacité à nous adapter aux nouvelles formes de communication et par la maitrise du SEO. Certains pensent pourtant que puisque le métier d’écrivain public est antérieur à la création d’internet, il n’est pas nécessaire de le faire évoluer.

 

Écrivain public : une fonction en péril

Plus que jamais, notre fonction est en péril. Rappelons à ce propos que l’intelligence artificielle n’est plus un mythe de science-fiction. Depuis plusieurs années déjà, certains chatbots et autres services automatisés proposent sur internet des services propres à notre fonction d’écrivain public : la rédaction de courriers administratifs, la correction de mémoires universitaires, voire carrément des modèles-types de CV gratuits en ligne.

Il faut partir de ce principe, en faire une évidence quotidienne : nous sommes déjà dans le futur. Notre fonction de correcteur, rédacteur et prête-plume est mise à mal par une avancée sans précédent du monde des nouvelles technologies et plus largement de la communication.

 

Le métier d’écrivain public est-il voué à disparaitre avec les nouvelles technologies ?

Mon propos est le suivant : le métier d’écrivain public perdurera, mais sous deux conditions.

 

Condition 1 : Écrivains publics, prenez conscience de l’importance d’internet dans notre fonction

La première est que nous, écrivains publics, arrêtions de faire comme si internet n’existait pas. Fi des sites à l’ancienne, fi du mépris de la technologie, et de ce soit-disant élitisme lettré qui caractérise tant d’entre nous.

Notre fonction est communication : écrire, c’est manier le langage, jouer des mots, chercher à convaincre. Le métier d’écrivain public est un métier de communicant, et sa seule différence avec les publicitaires en est le but. Nous sommes portés sur le soin à la personne, eux le sont sur le soin à l’entreprise.

Si vous êtes sur ce site internet, c’est sans doute que vous vous posez des questions sur le métier ou les prestations d’écrivain public. Il y a de fortes chances donc que vous ayez parcouru d’autres sites comme le mien. Combien de sites avez-vous vus, mal optimisés, peu clairs, en un mot : « à l’ancienne » ?

Beaucoup d’entre-nous vivent encore dans le passé, n’ont pas pris la mesure de l’importance d’internet. Bien sûr, il y a aussi un conflit de génération dans ce corps de métier, comme dans tous les autres : savoir manier l’outil internet n’est pas toujours chose aisée pour les séniors.

 

Condition 2 : écrivains publics, mettez-vous au SEO !

La deuxième condition, je vous la donne sous forme d’acronyme : SEO. Derrière ces trois lettres se cache la plus énorme révolution du langage que nous ayons connus depuis le passage de la messe en français. Ces trois lettres, pour « Search Engine Optimization » sont une redéfinition du langage. Désormais, nous n’écrivons plus uniquement pour les humains, mais aussi pour les robots !

Combien de temps passons-nous en moyenne devant un livre, chaque jour ? Et combien de temps devant un écran (au travail, à la maison, sur notre smartphone) ?

Le débat n’est pas ici de savoir s’il est bien ou mal de voir la version papier se raréfier au bénéfice des écrans, tablettes, liseuses, etc. Il est aussi absurde d’être contre le progrès technologique que d’être contre l’écoulement du temps. C’est un fait, une évidence : il faut savoir s’adapter.

Comment et pourquoi l’écrivain public est-il supposé se mettre au SEO ? Je vais vous en parler, mais d’abord,une petite vidéo :

 

 

 

SEO : définition et intérêt pour les écrivains publics

Pour une définition précise de ce qu’est le SEO, je vous invite à consulter mon article intitulé « En quoi consiste le référencement naturel d’un site internet ? ».

Pour résumer, le SEO c’est le référencement naturel d’un site internet : cela signifie qu’au travers d’une stratégie précise, vous allez essayer de faire monter votre site internet un peu plus haut dans les SERP, c’est-à-dire les résultats de Google.

Telle est la nouvelle forme de langage dont je parlais plus haut. Si l’écrit garde son exigence informationnelle et rédactionnelle, il s’adresse désormais à 2 publics : le public humain, et le public technologique, celui des Spiders, les robots de Google.

Et s’il est nécessaire que l’écrivain public maitrise cette nouvelle forme de langage, c’est tout simplement parce que ce dernier a un faux rival : le rédacteur web. J’écris « rival » parce que, bizarrement, on sépare les deux métiers, alors qu’en réalité la fonction est la même. Il s’agira dans les deux cas de manier le langage, de convaincre par l’écrit.

Si l’écrivain public disparait, ce ne sera pas parce que personne n’a plus besoin de lui, mais plutôt parce que ses clients éventuels se tourneront vers d’autres professionnels, d’autres services.

Soyons honnêtes : combien de lettres manuscrites recevons-nous chaque semaine ?

Et combien de mails ?

Il y a là un élément de réponse, une réalité à creuser, et face à laquelle l’écrivain public doit s’adapter urgemment.

 

Rédacteur web : un écrivain public comme les autres

Pour moi, un rédacteur web est donc un écrivain public, tout simplement. Sauf qu’il a pour prestation principale d’écrire sur le web. Il a conscience du maillage interne d’un site et des équations bizarres entre plusieurs triolismes alphabétiques  (SEO, SEA, SEM, SMO – peu importe, ici, si le lecteur éventuel ne sait pas à quoi ils se réfèrent). 

C’est aussi ce que fait le rédacteur web : dans la rédaction de pages, de fiches produits, d’articles, il va tenter de convaincre son lecteur. Il va déployer des arguments et autres stratégies afin de vendre un produit ou un service.

Certains écrivains publics, par ce rapprochement, auront peut-être envie de voir là une machinerie stratégique, honteuse pour notre corps de métier, une fraude au langage.

Je souhaite rappeler à ceux-là que nous-mêmes, écrivains publics, lorsque nous écrivons une lettre ou tout autre document avec, bien entendu, une plume et de l’encre ou pour les plus modernes une machine à écrire (IRONIE), nous commençons par créer un plan. Nous utilisons certaines formes de langage plutôt que d’autres. Nous faisons des structures, etc., et ce dans un but unique : convaincre le lecteur, parvenir à nos fins.

Pourquoi faire appel à un écrivain public pour la correction d’un mémoire universitaire ? Pourquoi faire rédiger une lettre aux impôts par un professionnel de la rédaction ? Pourquoi se faire accompagner à la rédaction d’un dossier VAE ? Pour convaincre. Par les mots et l’écrit. L’écrivain public, en tant que professionnel de la rédaction, optimise parfaitement un écrit : discours, mémoire, ou courrier.

Alors, finalement, quelle différence entre un écrivain public et un rédacteur web ? Aucune. Simplement le fait qu’eux perdureront, alors que nous, si nous continuons à pratiquer notre métier comme au siècle dernier, nous allons disparaitre plus vite qu’un spam.

 

1 Commentaire

  1. TABOURIN

    Très bel article sur notre magnifique métier de communicants. Merci !
    Une rédactrice web SEO en herbe 😉

    Réponse

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